Décidée par le préfet, souvent à la suite d’une infraction grave (alcool, stupéfiants, grand excès de vitesse, refus d’obtempérer), la suspension administrative est généralement temporaire : jusqu’à 6 mois, portée à 1 an en cas d’accident corporel.
La rétention immédiate. Dans certains cas prévus par la loi, les forces de l’ordre peuvent procéder à une rétention immédiate du permis sur place, pour une durée maximale de 72 heures. À l’issue de ce délai, le préfet décide ou non de prononcer une suspension administrative.
Le recours. La suspension peut être contestée devant le tribunal administratif, dans un délai de 2 mois à compter de sa notification, notamment en cas d’irrégularité de la procédure de contrôle. Ce recours n’est toutefois pas suspensif : la mesure continue de s’appliquer pendant l’examen du dossier, sauf décision contraire du juge des référés.